LES RADIOBALISES

MISE A JOUR      14 octobre 2006


Un rapide tour du cadran de votre poste de radio suffit, les Grandes Ondes ne se prêtent guère au DX :
    -Les stations, peu nombreuses, utilisent des puissances énormes.
    -Les programmes se terminent tard et commencent tôt, quand ils ne sont pas continus, interdisant l'accès DX.
    -La propagation y est très stable.
Pourtant aux alentours de 250 kHz jusqu'à 550 kHz, il est possible d'entendre des signaux en morse qui se répètent inlassablement, soit en  continu soit en intercalant une tonalité pouvant durer quelques dizaines de secondes : il s'agit de radiobalises.

Qu'est-ce qu'une radiobalise ?
C'est un émetteur destinée à permettre aux navigateurs, aériens ou maritimes, de faire le point  à l'aide d'un radiocompas et de déterminer leur position en l'absence de tout indice visuel extérieur . Il existe différentes catégories qui fonctionnent soit sur VHF soit sur grandes ondes.

Caractéristiques principales
    .- Pas de programme phonique, mais seulement du morse.
    .- Émission d'un signal spécifique dont le seul but est  de permettre son identification  : composé de une à trois lettres (voire des chiffres). Il est strictement défini dans sa nature, son mode d'émission, sa tonalité, sa durée, le nombre de signaux successifs,  la durée et la tonalité des inter signaux.
    .-Couverture d'une zone utile précise, exprimée en miles nautiques.
    .- Utilisation d'une puissance très réduite.

Les radiophares maritimes
 
Les principaux phares des côtes françaises possèdent leur balise radio, située au voisinage immédiat des installations optiques. On en trouve également avec les feux balisant certains obstacles naturels ou artificiels (bateau-feu, plate-forme). Leur portée varie de quelques miles à plus de cent miles.   Dans ce dernier cas, les radiophares servent à la navigation hauturière et sont organisés en réseaux synchronisés, permettant ainsi de relever une position sans modification du réglage du récepteur de bord. Ces réseaux comprennent deux à six émetteurs qui fonctionnent alternativement pendant une ou deux minutes à l'intérieur d'un cycle total de six minutes. Ils sont actifs 24h sur 24 sauf certains d'entre eux signalant des risques particuliers et qui ne fonctionnent que de nuit ou par temps de brume.  (Ce système est en voie de disparition.... satellite oblige)

Les radiobalises aéronautiques
Ces radiobalises répondent à deux missions qui peuvent être simultanées :
.- La desserte d'un aérodrome précis en phase amont des installations de piste. On les désigne par l'abréviation L (Locator). Elles ont une portée réduite de l'ordre de quinze à trente miles. La quasi-totalité des aérodromes français ouverts au trafic commercial et les principaux terrains militaires en possèdent au moins une, située dans l'alignement de la piste centrale, souvent à plusieurs kilomètres de là.
.- Un point de repère sur un itinéraire déterminée ou situé à l'intersection de couloirs aériens. Elles sont désignées par l'abréviation NDB (Non Directional Beacon). Leur portée est alors beaucoup plus importante.
Ces deux sortes de radiobalises fonctionnent 24h sur 24. 

Les consols (en disparition)
 
Ce sont les plus faciles à identifier car d'une nature d'émission très particulière. Chaque station Consol comprend trois émetteurs de grande puissance situés sur une ligne de 3 Km et rayonnant selon un diagramme de 120° d'ouverture de part et d'autre de cet axe. L'émission se compose de secteurs points et de secteurs traits. Chaque cycle comprend 60 signaux. La perception de point et de trait dépend de la position de l'auditeur par rapport à l'axe du secteur couvrant la zone d'écoute. Il suffit de compter les traits et points perçus et de se reporter à une carte adéquate pour connaître sa position. Chaque cycle est séparé par l'indicatif propre du Consol répété trois fois.  La portée utile de ce système dépend de la précision recherchée : elle va de 6 miles à une distance de 500 miles, mais une station Consol est utilisable à plus de 1 500 miles.
Les côtes européennes étaient couvertes par sept installations, mais ce système est en voie de disparition.

Formes habituelles des antennes de balises aéronautiques (en France)

Pour ces émetteurs de faible puissance, on trouve deux formes habituelles d'antennes 
                       Le fouet
                       La marguerite
On remarquera sur chacune, la bobine d'accord à la base des éléments rayonnants, le contrepoids radioélectrique horizontal à la base de l'antenne et le cabanon préfabriqué abritant l'émetteur automatique.

Caractéristiques techniques d'une radiobalise
L'ensemble émetteur à transistors et antenne fouet chargée, a été spécialement étudié pour permettre l'installation simple et rapide d'une balise de navigation aérienne ou maritime dans la gamme ondes longues.
L'utilisation exclusive des transistors permet d'obtenir un rendement exceptionnel. Pour une puissance de sortie de 25 watts soit une puissance apparente rayonnée de près de 100 watts (gain de l'aérien), il est possible d'obtenir un fonctionnement continu de plus de six mois en utilisant une batterie de piles comme source d'alimentation. L'antenne fouet chargée apporte un gain de 6 dB par rapport au rayonnement des pylônes de même hauteur précédemment utilisés.

A propos des balises aéronautiques et des radiophares maritimes

 
Voici un agréable but de promenade..         qui peut parfois mener bien loin.
Après une écoute paisible, chez soi installé dans un fauteuil, pourquoi ne pas essayer de les chercher sur le terrain ?
         Pour les radiophares maritimes, le problème est vite résolu. En effet, les principaux phares optiques côtiers possèdent le leur. D'où une recherche facile et une visite possible des installations.
         Par contre, pour les radiobalises aéronautiques, une recherche sur le terrain est nécessaire. Elles sont souvent situées à plusieurs kilomètres de l'aérodrome, dans l'axe de la piste principale.
Une petite antenne sur cadre ferrite raccordée à un récepteur, et le tour est joué. On trouve immédiatement la direction dans laquelle se situe l'émetteur en faisant tourner lentement l'antenne cadre. La zone,  où le signal est le plus faible ou s'éteint complètement, détermine la direction à suivre. Avant de partir, bien entendu, on trace la direction sur une bonne carte  routière. Une fois en route, il est nécessaire de s'arrêter plusieurs fois pour faire des relevés de la position et de la force du signal reçu.
Vous me direz, à juste titre, qu'il est bien plus facile de téléphoner à la Régie des Voies Aériennes pour connaître la position de telle ou telle balise. C'est vrai, mais y a t'il encore du plaisir à chasser le renard quand vous savez où il est ?
Pour terminer, je serais vraiment impardonnable de ne pas rendre hommage à ma femme Sylvie qui a courageusement suivi mes recherches, souvent à pied, "tout ça pour prendre la photo d'un bout d'antenne" ... Non contente de cela, c'est elle qui découvrit l'antenne de la balise d'Albi/Le Séquestre, après plusieurs dizaines de kilomètres à pied !!

Listes des radiobalises
.-Liste des radiobalises aéronautiques et des radiophares maritimes en France
.-Liste des balises radioamateurs. (en cours) 

Quelques QSL et photos de radiobalises.
-En cours de modifications.......... soyez patients

Sites sur les balises 50 MHz :   site1
Site sur les balises radioamateurs HF :  Alan.

 

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